Dès les premiers succès de la chirurgie curative des cancers — notamment du sein, de la face, de l’appareil digestif et de l’appareil uro-gynécologique — est apparue la nécessité de penser la réparation des séquelles. Autrefois, la chirurgie reconstructrice était limitée : manque de moyens techniques, résultats parfois insuffisants, durée d’hospitalisation très longue, taux de complications élevé… Le regard, l'intégration corporelle, la qualité de vie étaient profondément impactés.
C’est à partir de la seconde moitié du XXe siècle que de véritables avancées scientifiques, en particulier technologiques, sont venues bouleverser la donne et ouvrir de nouvelles voies – chaque décennie étant marquée par son lot d’innovations. Face à l’augmentation de la survie des patients atteints de cancer, la demande en reconstruction n’a cessé de croître, poussant chercheurs, médecins, ingénieurs et patients à innover ensemble.
