La chirurgie plastique et reconstructrice occupe une place unique parmi les spécialités médicales. Longtemps associée, à tort, à la seule quête esthétique, elle s’étend en réalité bien au-delà. Si la dimension réparatrice se reflète dans son nom, c’est parce que son rôle premier demeure la restauration de l’intégrité corporelle : fonctionnelle, anatomique et psychologique.
Cette discipline recouvre deux grands champs :
- Chirurgie reconstructrice : destinée à réparer ou restaurer des tissus abîmés, absents ou déformés à la suite d’un accident, d’une malformation, d’une maladie ou d’une intervention médicale (par exemple, après un cancer).
- Chirurgie plastique esthétique : vise à corriger une caractéristique physique jugée inesthétique ou source de souffrance psychique, sans nécessité médicale urgente.
D’après la Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique (SoFCPRE), près de 70% des interventions réalisées en France relèvent du champ reconstructeur ou réparateur (SoFCPRE). Ces chiffres rappellent l’importance de la dimension médicale, encore trop souvent sous-estimée.
