Lorsqu’un cancer impose une chirurgie mutilante, la reconstruction n’est plus un luxe : c’est une réponse essentielle à la quête de réparation, aussi bien physique que psychologique. Face à la maladie, la chirurgie reconstructrice offre la possibilité d’un retour à soi, d’un mieux-vivre après la tempête oncologique. Mais qu’est-ce que la chirurgie reconstructrice post-cancer, et pourquoi est-elle si centrale ?
Cette discipline s’inscrit dans le parcours de soins oncologiques. Elle intervient après (ou parfois pendant) les interventions visant à retirer la tumeur, lorsque celles-ci laissent une perte de substance, une déformation, ou un déficit fonctionnel. Elle mobilise des techniques spécifiques, parfois complexes, qui visent à restaurer une apparence aussi naturelle que possible, mais aussi à préserver ou rétablir une fonction (respirer, parler, bouger, manger, etc).
En France, 60 000 interventions de chirurgie reconstructrice post-cancer sont réalisées chaque année, tous cancers confondus (Source : INCa, 2023). Ce chiffre, en hausse, témoigne d’une évolution : prendre en compte la globalité de la personne, et non plus seulement éradiquer la maladie.
