Chirurgie reconstructrice : restaurer l'intégrité
La chirurgie reconstructrice vise à réparer une perte de substance, une malformation ou une altération dues à un traumatisme, une maladie ou une intervention chirurgicale. Elle répond à un besoin fonctionnel, vital ou psychologique, d’ordre médical. Elle intervient là où le corps a été blessé, transformé, lésé.
- La reconstruction mammaire post-mastectomie : chaque année en France, environ 18 000 femmes bénéficient d’une reconstruction après un cancer du sein (source : INCa).
- La réparation de fentes labio-palatines chez l’enfant pour permettre l’alimentation, la parole et l’intégration sociale.
- La greffe de peau après brûlure grave, qui offre non seulement une protection contre les infections, mais aussi une nouvelle chance de se réapproprier son corps.
Chirurgie esthétique : améliorer l'apparence
La chirurgie esthétique, quant à elle, répond à une demande d’embellissement ou de modification de l’apparence physique, même en l’absence de pathologie. Elle poursuit un objectif d’ordre psychologique ou esthétique, visant le « mieux-être ». Les interventions sont généralement choisies, parfois nourries par le désir de se conformer à certains critères sociaux ou personnels de beauté.
- Rhinoplastie pour harmoniser le nez avec le reste des traits faciaux.
- Liposuccion ou abdominoplastie en réponse à un inconfort vis-à-vis de l’image corporelle.
- Chirurgie des paupières (blépharoplastie) visant à rajeunir le regard.
Bien qu’elle ne réponde pas à un impératif thérapeutique, la chirurgie esthétique peut avoir des bénéfices psychologiques majeurs, attestés par des études de santé publique comme celles de l'AFSEP (Association française de chirurgie esthétique).