La brûlure est une épreuve dont les conséquences peuvent être particulièrement lourdes, bien au-delà du simple traumatisme initial. L’une des plus redoutées : la cicatrice hypertrophique, cette surépaisseur rouge ou rosée, souvent douloureuse, boursouflée, parfois prurigineuse, qui pénalise la fonction et l’esthétique de la peau. Près de 40 % des patients brûlés développent une cicatrice hypertrophique, selon les dernières données de la revue Burns (2017).
Pourquoi un tel phénomène ? C’est une réaction excessive de réparation, typique après des brûlures profondes ou étendues, où le tissu collagénique de la peau se renouvelle de façon anarchique, générant cette surépaisseur locale. Contrairement au chéloïde, qui déborde largement la zone blessée, la cicatrice hypertrophique reste cantonnée à la lésion d’origine.
