La chirurgie plastique et reconstructrice, bien qu’emblématique de la médecine moderne, puise ses racines dans l’Antiquité. Des textes médicaux indiens, tels que le Sushruta Samhita (VI siècle av. J.-C.), décrivent déjà des greffes de peau et des techniques de reconstruction du nez après mutilation, souvent pratiquées à l’époque en cas de sanction judiciaire (British Journal of Plastic Surgery, 1970). Cet acte chirurgical primordial, appelé « rhinoplastie indienne », utilisait un lambeau de peau prélevé sur le front, une technique novatrice pour son époque.
Quelques siècles plus tard, la médecine gréco-romaine, à travers les œuvres de Galien ou d’Aulus Cornelius Celsus, documente des méthodes pour soigner les blessures du visage et refermer les plaies, tandis que la médecine arabe du Moyen Âge (Abulcassis, Al-Zahrawi) développe une instrumentation chirurgicale sophistiquée, dont certaines bases persistent aujourd’hui.
- Le Sushruta Samhita, l’un des traités médicaux les plus anciens, détaille environ 15 techniques de chirurgie plastique.
- L’utilisation du lambeau cutané prédomine dans les chirurgies de réparation dès l’Antiquité indienne.
- Les Grecs et les Romains, tout en se limitant souvent à des soins de surface, marquent le début des approches de restauration esthétique et fonctionnelle.
