1. Après le cancer : un espoir de reconstruction complète
En France, plus de 12 000 reconstructions mammaires sont réalisées chaque année. Chez les patientes après une mastectomie, les lambeaux DIEP – issus du tissu sous-cutané abdominal – permettent aujourd’hui une reconstruction qui imite au plus près l’anatomie naturelle, en épargnant le muscle grand droit et en limitant la morbidité du site donneur (INCa).
2. Prise en charge des traumatismes sévères
Jusqu’à la fin du XXème siècle, l’amputation était l’issue quasi systématique des grands traumatismes des membres. Aujourd’hui, la microchirurgie offre des possibilités de sauvetage : réimplantation possible en moins de 6 heures après l’accident, greffe de lambeaux osseux ou musculaires pour combler des pertes de substances majeures, restauration nerveuse dans certains cas.
- Près de 80% des doigts amputés réimplantés grâce à la microchirurgie récupèrent une claire utilité fonctionnelle (source : The Hand, 2021).
- Des cas de récupération partielle de la sensibilité et de la motricité sont documentés à 18 mois (source : Journal of Reconstructive Microsurgery, 2022).
3. Les brûlés et les reconstructions complexes de la tête et du cou
Dans la prise en charge des cancers ORL, la microchirurgie permet de reconstruire des structures entières : langue, mandibule, plancher buccal… Autrefois impossibles, ces reconstructions sont aujourd’hui possibles grâce aux lambeaux libres microvasculaires (fibula, grand dorsal, avant-bras).
Dans les brûlures sévères de la face, où parfois plus de 70% de la peau a disparu, la microchirurgie autorise la pose de greffes ou de lambeaux distants, avec un apport vasculaire fiable.