La main humaine est la structure la plus complexe de l'appareil locomoteur : avec ses 27 os, 29 articulations, plus de 120 ligaments, 34 muscles, plusieurs centaines de milliers de fibres nerveuses et près de 17 000 capteurs sensoriels, elle constitue un chef-d'œuvre d’évolution. Lorsqu’elle est gravement endommagée—par accident domestique, industriel, agricole, ou lors d’un traumatisme de la route—c’est l’ensemble de la vie quotidienne, professionnelle, mais aussi l’équilibre psychologique qui peuvent être bouleversés.
La planification de la reconstruction d’une main n’est jamais un simple « protocole ». C’est une démarche sur-mesure, collective, qui mobilise chirurgiens, anesthésistes, infirmiers spécialisés, kinésithérapeutes, ergothérapeutes, psychologues et, parfois, prothésistes. C’est aussi un processus qui a évolué : dans les années 1970, le taux de réussite des réimplantations de doigts était d’environ 50% (Source : British Journal of Surgery, 2019). Actuellement, il dépasse les 80% dans les centres spécialisés.
