La chirurgie plastique et reconstructrice, souvent résumée à tort à des interventions esthétiques, repose sur des piliers scientifiques, éthiques et humains qui lui donnent tout son sens. Née de la nécessité de réparer les traumatismes de la guerre – notamment durant et après la Première et la Seconde Guerre Mondiale – cette discipline s’est depuis ancrée dans le soin global du patient, au carrefour de la science, de la technique et de la compassion.
Les racines de la chirurgie plastique remontent à l’Antiquité, avec les premières tentatives indiennes de rhinoplastie, pratiquées sur les berges du Gange, il y a plus de 2500 ans (source : British Association of Plastic, Reconstructive and Aesthetic Surgeons – BAPRAS). Mais c’est réellement avec l’évolution des techniques médicales, de l’anesthésie et de l’asepsie, que la discipline s’est structurée autour de principes fondamentaux, constamment réinterrogés à l’aune des progrès technologiques et philosophiques de la médecine moderne.
