Un traumatisme violent – accident de la route, chute, écrasement, explosion, blessure pénétrante – peut léser profondément les tissus mous : peau, tissu sous-cutané, muscles, tendons, vaisseaux, nerfs. Chaque année, en France, plus de 150 000 personnes subissent un traumatisme des membres avec atteinte des tissus mous (source : SFCM, 2022). La gravité ne dépend pas seulement de la taille de la plaie, mais de la profondeur, de la contamination, et du risque vital ou fonctionnel immédiat.
- Plaies ouvertes : zones exposées aux infections, perte de substance.
- Décollements cutanés (« dégants », Morel-Lavallée) : interface décollée entre la peau et les tissus profonds.
- Écrasements musculaires : danger du syndrome des loges et de nécrose musculaire.
- Atteintes combinées : os, nerfs, vaisseaux associés, rendant la reconstruction plus complexe.
Les blessures des tissus mous laissent rarement indifférents : elles compromettent la fonction, exposent au risque d’infection, et posent la question du pronostic (mobilité, esthétique, autonomie). Dès l’arrivée au bloc, les décisions sont stratégiques.
