Le nævus géant congénital intrigue, inquiète et questionne. Pas seulement par son aspect souvent spectaculaire à la naissance, mais aussi par les multiples enjeux médicaux et humains qu’il soulève.
On parle d’un nævus congénital lorsqu’une tache pigmentée – due à une prolifération de cellules pigmentaires (mélanocytes) – est présente dès la naissance. Sa taille, son emplacement, son aspect, sa texture diffèrent d’un enfant à l’autre.
Le terme “géant” n’a rien d’anodin. Il désigne une forme particulière, frappante par sa superficie :
- Un nævus est dit « géant » s’il mesure, à l’âge adulte, plus de 20 cm sur son plus grand axe (source : Orphanet, Annals of Plastic Surgery).
- Chez le nourrisson, on considère généralement qu’un nævus dépassant 5 cm sur le tronc ou 7 cm sur un membre entre dans cette catégorie, car il grandira avec la croissance corporelle.
La prévalence, rare, est estimée entre 1/20 000 et 1/50 000 naissances. Les localisations sont extrêmement variées, mais le dos (souvent en « cape » ou en « bretelles ») et les membres sont régulièrement concernés. Plusieurs petits nævi satellites peuvent accompagner le nævus principal, rendant le diagnostic et la prise en charge plus complexes.
