Parler de mutilation, c’est évoquer le plus souvent un événement bouleversant : accident, cancer, infection ou séquelle de brûlure. Face à la perte tissulaire conséquente, le défi n’est plus simplement de « réparer », mais de restituer au patient une intégrité fonctionnelle, esthétique et psychologique. Depuis les années 1970, la transplantation de lambeaux libres a transformé le champ de la chirurgie reconstructrice en offrant des solutions jusque-là inaccessibles.
Un lambeau libre est un ensemble de tissus vivants (peau, muscle, os, parfois plusieurs en combinaison) transféré d’une région à une autre du corps, sans connexion vasculaire continue, puis reconnecté par microchirurgie aux vaisseaux du site receveur. Cette technique nécessite une expertise pointue en microchirurgie vasculaire, car la survie du lambeau dépend d’une anastomose vasculaire parfaitement maîtrisée.
